Omage : éditions

P.-S.

« Hasard » vient de l’arabe az-zahr qui signifie « le dé ». Le terme évoque le jeu aléatoire où rien n’est prédéterminé.

Lancer le dé, c’est se soumettre à l’irréversible trajectoire stochastique où règne l’incertitude jusqu’à l’arrêt d’un résultat qui s’impose bien qu’il avait a priori toutes les chances d’être un autre. Selon Mallarmé, le poète doit vaincre, mot par mot, la vanité contingente et fortuite à travers une œuvre absolument nécessaire, apte à prouver le sens de sa nécessité.

Ironie du sort : j’ai découvert l’improbable réversibilité d’Un coup de dés de façon circonstancielle, en consultant la fameuse réappropriation iconoclaste de Broodthaers dont je tenais par hasard l’image à l’envers...

Jérémie Bennequin
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